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Retrouvez ici les plus récents articles diffusés sur les réseaux sociaux du SEOM. Comme le partage de nouvelles est limité sur Meta, les liens complets sont regroupés sur cette page pour vous permettre de vous informer et d’approfondir les enjeux qui nous concernent collectivement. Consultez et partagez !

Une aide d’urgence réclamée pour contrer la violence à l’école

Près de 30 000 gestes de violence recensés en 2025-2026. Un chiffre en hausse depuis plusieurs années. Coups, morsures, projectiles… Au primaire, le personnel est même encouragé à porter des équipements de protection. 

Bien que ces données concernent le personnel de soutien, elles témoignent d’un enjeu qui touche l’ensemble du réseau scolaire. La violence et les menaces ne devraient jamais être banalisées ni considérées comme faisant partie du travail.

Nous espérons que le nouveau ministère de l’Éducation nationale fera de cet enjeu une priorité et posera des gestes concrets pour renforcer la prévention, le soutien et les ressources dans les écoles.

À revoir

« Nous ne cherchons pas l’affrontement », mais…

Lundi le 5 octobre, Paul St-Pierre Plamondon a été élu premier ministre, mettant fin à l’ère CAQ. Après des années de relations tendues, la FAE et les autres centrales souhaitent repartir sur de meilleures bases.

Mélanie Hubert, présidente de la FAE, le rappelle : ce gouvernement minoritaire a été élu avec seulement 28 % des voix. Un résultat qui illustre les distorsions de notre mode de scrutin et l’instabilité des politiques publiques qu’il entraîne.

Le SEOM restera vigilant, d’autant plus que la négociation de 2028 se tiendra dans un cadre profondément transformé où Québec jouera un rôle encore plus direct dans la définition de nos conditions de travail.

Se résigner n’est pas une option

Face aux difficultés du réseau scolaire, il serait tentant de baisser les bras.
Mais se résigner, ce serait accepter que les conditions continuent de se dégrader pour celles et ceux qui portent l’école au quotidien.

La crise actuelle n’est pas une fatalité. Mieux comprendre, c’est déjà commencer à agir. Et les constats sont clairs : la réussite des élèves comme la rétention du personnel passent par une meilleure composition de la classe.

 

Promettre la réussite et supprimer le berlingot de lait

On célèbre des projets particuliers, on parle de motivation et d’engagement, mais on coupe dans l’essentiel.

Par Sophie Milot, le 13 juin 2026, Le Devoir


L’autrice est enseignante au primaire au Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys depuis 2006. Elle occupe le poste de présidente du Syndicat de l’enseignement de l’Ouest de Montréal depuis janvier 2023.

Cesser la distribution de collations en milieu défavorisé n’est pas anodin : cela prive des enfants de conditions essentielles pour apprendre.

La réussite éducative s’imprime souvent sur du beau papier glacé, coloré, rempli de promesses. Pourtant, elle ne relève pas de la magie. Ce n’est pas parce que l’on écrit « réussite » en gros caractères qu’elle se réalise du jour au lendemain. La réussite se construit lentement, avec des conditions concrètes, c’est-à-dire avec du soutien, des services et du temps.

Même l’enseignante la plus engagée, expérimentée et bienveillante ou l’enseignant le plus chevronné, impliqué et bien intentionné ne peut, seul, porter le poids du succès scolaire des élèves sur ses épaules. Certains d’entre eux ont besoin de bien plus que de bonnes intentions ; ils nécessitent un accompagnement spécialisé, des ressources adaptées et des interventions constantes. Or, on ferme des classes, on augmente les ratios et on prétend respecter les conventions collectives à coups d’investissements ou de restructuration.

Mais à quel prix — et pour la réussite de qui ?

Dans une classe affichant les ratios prescrits, soutenir chaque élève dans ses besoins et dans les notions au programme relève du défi quotidien. On ne parle pas des classes où le ratio est déjà dépassé dès le début de l’année scolaire. Enseigner, ce n’est pas seulement transmettre des connaissances devant un groupe attentif.

Ce sont des interactions constantes, des rajustements permanents, une gestion humaine et complexe, heure après heure.

On nous dira pourtant qu’il suffit d’en faire plus, de mieux prévenir la violence, mais augmenter les élèves dans une classe ne réduit pas les tensions, bien au contraire ; cela les exacerbe. Retirer du soutien — moins de techniciens en éducation spécialisée (TES), moins d’aide alimentaire, moins de ressources pour les élèves vulnérables — fragilise davantage ceux qui en ont le plus besoin.

Cesser la distribution d’un berlingot de lait ou de collations en milieu défavorisé n’est pas anodin : cela prive des enfants de conditions essentielles pour apprendre.

Croire que le personnel scolaire ne compensera pas les coupes en puisant dans sa poche (une collation glissée discrètement, des produits sanitaires achetés en silence), c’est se voiler la face. Le gouvernement affiche des valeurs d’humanité et de bienveillance, mais détourne le regard sur la détresse de celles et ceux qui les incarnent au quotidien.

Et pendant ce temps, des choix budgétaires continuent de peser lourd. La diminution de la taxe scolaire, qui a permis à certains ménages d’économiser des dizaines de dollars annuellement, a surtout privé le réseau de plus de 8 milliards de dollars en six ans. Voilà des sommes qui auraient pu soutenir directement le succès des élèves, bien au-delà des effets symboliques de ces maigres économies.

On célèbre des projets particuliers, on parle de motivation et d’engagement, mais on coupe dans l’essentiel. La réussite éducative ne se décrète pas dans un plan stratégique. Elle s’investit — concrètement, et chaque jour — avec des moyens à la hauteur des besoins réels. Il est temps que les décideurs politiques passent des beaux discours aux vrais choix.

3,7G$ de plus par année pour que le réseau scolaire public soit fonctionnel?

 

3,7 milliards de dollars. C’est ce qu’il faudrait injecter chaque année dans notre réseau scolaire public pour qu’il soit simplement… fonctionnel.

L’IRIS vient de chiffrer ce que la FAE dit depuis longtemps : les problèmes en éducation sont structurels et exigent une vision à long terme, pas des demi-mesures.

Des pistes concrètes existent : plus de professionnels, des ratios revus, des postes permanents, des infrastructures dignes.

 

 

 

Les écoles globalement moins défavorisées au Québec, mais…

Les écoles seraient « moins défavorisées » au Québec. Sur le terrain, plusieurs enseignantes et enseignants constatent pourtant une réalité bien différente.

la FAE dénonce que les plus récents indices de milieu socioéconomique (IMSE) ne reflètent plus adéquatement les besoins réels des élèves. Comme l’explique la vice-présidente de la FAE, Catherine Renaud, le mode de calcul actuel ne tient pas suffisamment compte des écarts de revenus entre les familles, ce qui peut masquer certaines réalités vécues dans les écoles.

Des données qui ne reflètent pas la réalité risquent d’entraîner des décisions qui, elles non plus, ne répondent pas aux réalités des classes.

C’est exactement pourquoi la campagne Réparons l’école publique de la FAE rappelle que l’inclusion ne peut pas se faire à moyens constants. Le chantier 2 est clair : oui à l’inclusion, mais avec les services adaptés nécessaires.